Paphiopedilum

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Famille : Orchidaceae

Sous-famille : Cypripediodeae (avec les Phragmipediums, Cypripediums, Selenepediums et Mexipediums)

Plus connus dans la francophonie sous le nom de Sabot de Vénus, ils sont aisément reconnaissables grâce à leur labelle en forme de sabot.

Le nombre d’espèces va, selon les auteurs, de 65 à plus 90 et leur taxonomie est toujours en pleine évolution. Il existe de nombreux hybrides dont le premier remonte à 1869.

La distribution géographique est vaste incluant l’Asie du sud est, la Chine, l’Indonésie, la Nouvelle Guinée, les Philippines….

Le genre se divise en plusieurs sous-genres et sections mais visuellement la différence la plus flagrante est la couleur des feuilles qui peut être vert uni ou tesselé.

Les conditions de culture

  • La température : bien que toutes les espèces n’aient pas le même niveau de température dans la nature, elles poussent généralement bien dans une serre tempérée ayant une température de 18-25° le jour en été et 15-18° la nuit, en hiver elles peuvent descendre à 20° le jour et 12-15° la nuit.
  • L’hygrométrie : un niveau d’hygrométrie de 60 à 75% est parfait.
  • L’eclairage : celui ci doit être modéré, de l’ordre de 10000 lux sans soleil direct surtout aux heures chaudes, les plantes à feuilles tesselées étant réputées moins exigeantes en lumière.
  • Le compost : il est classique, associant écorce de pin pour 8/10, et sphaigne ou polystyrène pour 2/10. Les Paphiopedilums aiment un apport de calcaire sous forme de coquilles d’huîtres broyées ou de dolomie, sauf les espèces de la section Barbata soit P. argus, P. barbatum, P. crossii, P Lawranceanum, P. fowlei, P. ,hennisianum.
  • Le rempotage : il se fera tous les deux ans en enlevant tout le vieux compost pour les plants adultes / tous les ans au printemps pour les plants plus jeunes.
  • L’arrosage : il doit être copieux, suivre le cycle de la plante, c’est à dire moins important l’hiver, augmentant progressivement au printemps et diminuant à l’automne. Il doit aussi être adapté à la taille du pot (un petit pot séchant plus vite qu’un gros). L’arrosage doit impérativement se faire le matin pour que la plante et, en particulier son cœur sèche avant la nuit pour éviter sa pourriture. Un rythme d’un arrosage par semaine est correct sauf en été où il peut être nécessaire de les arroser tous les 5 jours.
  • L’engrais : équilibré, dispensé tous les 15 jours pendant la croissance, à demi dose ou si on peut mesurer la conductivité un dosage à 800 µsiemens, il devra être appliqué sur des racines mouillées, c’est à dire après un arrosage.

Les conditions de culture des hybrides sont du même ordre que celles des espèces.

Dans tous les cas soyez à l’écoute de vos plantes, observez les régulièrement, et modifiez vos paramètres de culture, en particulier la lumière et la température pour trouver les conditions les plus appropriées.

Les maladies

Il s’agit avant tout de maladies cryptogamiques ou bactériennes qui apparaissent le plus souvent en cas d’humidité trop élevée ou de feuilles qui n’ont pas eu le temps de sécher, d’où l’intérêt d’une bonne ventilation et d’une aération.
Elles se présentent sous la forme de taches translucides ou marrons.
En cas de maladies il faut agir vite couper, si possible, la partie malade ( avec un outil désinfecté) en traitant la plaie avec de la cannelle en poudre, isoler la plante en la surveillant régulièrement.

Les parasites

Ici nous retrouvons avant tout les cochenilles, surtout les laineuses dans mon expérience. Elles se remarquent surtout sous le dessous des feuilles donnant un aspect jaunâtre à la feuille et sur les boutons floraux. Elles seront éliminées par tamponnement avec un coton imbibé d’alcool, ou des pulvérisations d’huiles essentielles (Geranium rosat, menthe poivrée et petit grain bigarade).
En cas d’infestation importante il est nécessaire de dépoter la plante pour inspecter les racines car les cochenilles peuvent s’y trouver.

Galerie photos

Article : Patrice Guegan

Images : Patrice Guegan / Sabine Gloaguen