Synonyme : Ophrys loesellii, Malaxis loesellii.
Etymologie : dédiée à J. Loesel (1607-1655) professeur de médecine et botaniste allemand, genre : du grec liparos (luisant) rappelant l’aspect des feuilles.
Nom vernaculaire : Liparis de Loesel.
Description
Plante vivace grêle entièrement vert jaunâtre luisant.
Tige glabre de 10 à 20 cm.
Feuilles (2) basales ovales lancéolées, dressées et opposées.
Bractées très petites plus courtes que le pédicelle.
Fleurs (2 à 15) jaune verdâtre orientées vers le haut en inflorescence lâche. Périanthe étalé à dressé avec les pétales légèrement plus long que les sépales. Labelle dressé ovale à bords relevés. Le gymnostème est en prolongement de l’ovaire. Pas d’éperon.
Floraison
| J | F | M | A | M | J | J | A | S | O | N | D | |
| Fleurs | X | X | ||||||||||
| Feuilles | X | X | X | X | X | X |
Répartition
22
Côtes d’Armor
29
Finistère
35
Ille et vilaine
44
Loire Atlantique
56
Morbihan
Espèce très rare en France, seuls quelques départements en sont dépositaires. Sur le littoral du Finistère et du Morbihan.
Habitat
Pleine lumière, substrats alcalin à neutre, détrempés, marais, tourbières basses, dépressions humides de l’arrière des dunes.
Protection
Nationale.
À savoir
Espèce pionnière liée aux stades primitifs d’une tourbière, d’un marais ou d’arrières dunes. Elle se développe souvent sur des mousses, au pied de Choin (Schoenus nigricans). Elle disparaît de la station lorsque la végétation l’étouffe ou si le site s’assèche. Cette espèce possède un pseudobulbe à la base de la tige à l’instar de l’Hammarbya paludosa ( ce sont les seules orchidées épiphytes européennes). Après la floraison, la tige sèche reste jusqu’à la saison suivante.

