Tertre Corlieu, cinquante nuances de violet

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Rédactrice : Armelle BASS

Résumé : Une sortie de prospection organisée par l’AOB a conduit les participants à explorer le Tertre Corlieu et le marais de Beaussais, hauts lieux des orchidées du littoral costarmoricain. Malgré l’absence de certaines espèces patrimoniales attendues, la journée a permis d’observer d’importantes populations de Dactylorhiza praetermissa et d’Epipactis palustris, ainsi que plusieurs espèces de la faune et de la flore associées. Les échanges entre participants, les observations de terrain et la diversité des habitats parcourus ont offert une belle illustration de l’intérêt botanique et naturaliste de ce secteur, tout en soulignant les enjeux de conservation qui y sont associés.

Les photographies figurant dans ce document sont la propriété d’Armelle BASS à l’exception des photos avec mention © Gérard BRATEAU ou © Philippe BURNEL.
Elles ne peuvent être reproduites, diffusées ou utilisées, en tout ou partie, sans autorisation écrite préalable de l’auteur, conformément au Code de la propriété intellectuelle.

Un site façonné par l’homme, préservé pour le vivant

Situé sur la commune de Lancieux, le Tertre Corlieu forme avec le marais de Beaussais et les rives du Frémur un vaste ensemble d’espaces naturels littoraux appartenant au Conservatoire du Littoral.


Le site présente une remarquable diversité de milieux : dunes, arrière-dunes, prairies humides, dépressions marécageuses, secteurs tourbeux et marais arrière-littoraux.


Son histoire est intimement liée aux activités humaines. Dès le Moyen Âge, les moines de Saint-Jacut entreprennent l’aménagement des marais afin de gagner des terres agricoles sur la mer. Polders, digues, fossés et canaux vont progressivement structurer le paysage. Plus récemment, l’exploitation du sable a profondément modifié certains secteurs dunaires, avant que le Conservatoire du Littoral n’acquière le site à la fin du XXe siècle afin d’en assurer la protection.


Aujourd’hui, les actions de gestion visent à maintenir les milieux ouverts, restaurer les habitats humides et préserver une biodiversité exceptionnelle, dont plusieurs espèces patrimoniales d’orchidées qui motivent notre journée de prospection.

Rendez-vous derrière les dunes

Il est un peu plus de 10 heures lorsque les participants se retrouvent sur le parking du Tertre Corlieu. Le ciel est couvert mais lumineux, avec de belles trouées et quelques rayons de soleil qui percent à travers les nuages.


Les salutations vont bon train. On prend des nouvelles, on plaisante déjà, et la bonne humeur s’installe rapidement. Sous la conduite d’Armelle nous rejoignons les prairies fleuries situées derrière le cordon dunaire. Très vite, les premières orchidées apparaissent.


Et quelles orchidées !


Devant nous s’étend une importante population de Dactylorhiza praetermissa, dont les inflorescences colorent la prairie de multiples nuances de violet. Philippe remarque immédiatement l’intensité particulièrement soutenue des teintes observées sur ce site. Milieu, génétique, et leurs entrelacs… ? La question reste ouverte.

La conversation dérive naturellement vers les Dactylorhiza, un groupe aussi fascinant que délicat, bien connu pour les débats qu’il suscite chez les orchidophiles. Entre variabilité individuelle, hybridations et critères parfois subtils, leur identification réserve bien des casse-têtes.


Nous évoquons notamment l’ancienne mention de Dactylorhiza traunsteineri sur le site.
Cette détermination ancienne nous laisse quelque peu dubitatifs, l’espèce étant peu compatible avec le contexte écologique de la station. Les comparaisons avec D. incarnata, D. majalis ou encore D. maculata alimentent les échanges tout au long de la matinée, l’occasion de revoir les critères d’identification propres à chacune de ces espèces.


À leurs côtés fleurissent également Anacamptis pyramidalis et Epipactis palustris, témoignant de la mosaïque très fine de conditions écologiques au sein de la même prairie, entre secteurs plus secs et zones plus fraîches. Dans les alcôves les plus humides, où s’épanouissent de véritables tapis d’Epipactis palustris, affleure Lysimachia tenella, dont la présence révèle des conditions d’humidité très particulières, caractéristiques de microdépressions durablement engorgées.

Débats naturalistes

Comme souvent lors des sorties orchidophiles, l’identification de certains individus anime les discussions.

Nous examinons des Dactylorhiza plus grêles, aux inflorescences moins fournies. S’agit-il d’individus moins vigoureux ? D’une variation écologique ? D’un autre taxon ? Chacun observe, compare et argumente. Finalement, malgré cette variabilité, tous les individus observés sont rattachés à Dactylorhiza praetermissa.


Ces échanges, parfois insolubles, font aussi le charme de la botanique de terrain. Entre sous-espèces, écotypes et polymorphisme, les frontières sont parfois moins nettes que ne le suggèrent les Flores.

Compagnons des orchidées

Pierre partage généreusement ses connaissances en matière de botanique et attire notre regard sur de nombreuses espèces parfois discrètes.


Nous observons un riche cortège de graminées ainsi que plusieurs vesces (Vicia sativa, V. hirsuta, V. cracca) et gesses (Lathyrus pratensis, L. aphaca…). Ces dernières, grâce à leur association avec des bactéries présentent dans des nodosités racinaires, captent l’azote de l’air et le transforment en éléments nutritifs. Cette symbiose participe à l’enrichissement naturel des sols et explique l’importance écologique de cette famille dans les prairies.


On y retrouve également Parentucellia viscosa, plante hémiparasite des racines des Poacées, caractéristique des prairies sablonneuses humides, où elle accompagne fréquemment les communautés végétales peu anthropisées.


Pour terminer sur les espèces associées, de nombreux Demi-deuils (Melanargia galathea) fraîchement émergés accompagnent nos observations.

À la recherche des orchidées perdues

Nous poursuivons vers des secteurs bien plus humides du site dont l’hydromorphie des sols s’exprime à travers une végétation caractéristique : Equisetum, Lychnis flos-cuculi, Iris pseudacorus et Œnanthe fistulosa.


L’objectif étant de retrouver plusieurs espèces anciennement signalées : Anacamptis laxiflora, Dactylorhiza viridis ou encore Anacamptis coriophora.


Pour les deux premières, la saison est déjà bien avancée mais nous espérons au moins retrouver quelques hampes fanées, témoins de leur présence récente. Quant à Anacamptis coriophora, son absence est d’autant plus notable qu’il s’agit d’une espèce aujourd’hui classée quasi menacée (NT) en France sur la Liste rouge UICN. Bien que bénéficiant d’une protection nationale, ses populations restent fragiles et en régression. Chaque station encore présente revêt ainsi un intérêt particulier pour son suivi et sa conservation.


Si les espèces recherchées restent finalement introuvables, la prospection réserve néanmoins de belles observations. Des centaines de Dactylorhiza praetermissa occupent les prairies, tandis que les Epipactis palustris colonisent les dépressions ouvertes en foisonnantes colonies.


On note également la présence d’Ophioglossum vulgatum, petite fougère discrète mais remarquable, reconnaissable à son épi évoquant une langue de serpent.

Au cœur de la mosaïque prairiale

Nous gagnons ensuite l’intérieur du site par un étroit sentier serpentant entre plusieurs milieux de transition. Au fil du chemin, les petits groupes se forment et les discussions s’animent. Si les orchidées restent bien évidemment le thème de la journée, les conversations s’égarent volontiers vers d’autres passions naturalistes. Une hésitation s’installe devant un papillon : Amaryllis ou Myrtil ?


Et oui, les orchidophiles prennent tout autant plaisir à observer et identifier les autres habitants des prairies.
Malgré ce que la spécialisation pourrait laisser croire, aucun taxon ne s’appréhende isolément : chaque observation prend sens dans une lecture globale du milieu.


Le paysage s’organise alors en une succession de prairies aux physionomies contrastées.
Les secteurs les plus humides accueillent toujours les Dactylorhiza praetermissa et les Epipactis palustris.


Plus loin, les sols deviennent plus mésophiles et voient apparaître Scabiosa, Rhinanthus, Medicago et Anacamptis pyramidalis dissimulées dans les hautes herbes folles des graminées, avant que des prairies pâturées par les chevaux ne prennent le relais.


Enfin, une dernière prairie humide, dominée par les joncs et les carex, accueille entre autres
Mentha aquatica, diverses Ranunculus et Œnanthe crocata en bordure, tandis qu’une peupleraie voisine marque progressivement la transition vers un milieu plus fermé et artificialisé.


Pierre attire notre attention sur Œnanthe crocata, habitante type des mégaphorbiais (friche humides). Derrière ses magnifiques ombelles blanches se cache l’une des espèces les plus redoutablement toxiques de notre flore. Toutes ses parties sont dangereuses, en particulier ses racines tubérisées, chargées en oenanthotoxine, une neurotoxine puissante.

Pause déjeuner et souvenirs de naturalistes

La faim se fait sentir et le groupe regagne le parking pour le pique-nique. Gérard nous déniche un emplacement abrité des bourrasques. Les discussions reprennent naturellement autour des orchidées, des stations anciennes et des espèces rares.

Gérard évoque alors une époque où les naturalistes parcouraient les sites sans GPS ni cartographie numérique, avec pour seuls outils un carnet et un crayon. Les observations étaient accompagnées de croquis et de repères paysagers précis. « Toujours écrire au crayon de papier » insiste-t-il, les notes résistant ainsi bien mieux aux caprices de la météo. Il confie encore conserver aujourd’hui toute une collection de ses carnets de terrain.

Des dunes aux marais

Gymnadenia conopsea, pourtant signalé sur le site, n’est pas retrouvé lors des premières prospections.


Alors que l’heure de la sieste a sonné pour certains, Philippe nous entraîne vers les arrière-dunes, au-delà des oyats et des ganivelles, là où les dunes grises s’adoucissent en mosaïques plus ou moins fixées. Le paysage y est fait de sable stabilisé, de clairières rases et de fourrés de Prunus spinosa, mêlés à divers plantes : Galium verum, Ononis repens, Carex spp. et aux nappes basses de Calystegia soldanella. Malgré des conditions jugées favorables, nous revenons bredouilles.


Le groupe poursuit ensuite vers un secteur récemment restauré, autrefois plus humide, où les coupes de ligneux et la mise en place de haies sèches ont rouvert le paysage. Ces haies jouent un rôle de structuration, tout en offrant des microhabitats favorables à la faune et à la flore. L’humidité affleure encore par endroits. Ici, les orchidées reprennent le premier rôle : Dactylorhiza praetermissa et Anacamptis pyramidalis se partagent la palette de rose et de violet. Plus en retrait, les épipactis semblent en décalage, encore au stade de rosettes ou de boutons floraux, tandis que les listères ne se montreront cette année qu’à l’état de rosettes.


Avec Pierre, la progression ralentit encore un instant sur les détails du tapis végétal : Sanguisorba minor, Agrimonia eupatoria et tapis d’Euphrasia spp…

Le détour par le marais de Beaussais

Avant de conclure la journée, un dernier détour nous conduit vers le marais de Beaussais, dans les prairies hautes en arrière du polder où les graminées ferment largement le paysage. Ici, nous avançons presque en exploration, à la recherche des Ophrys apifera, avec l’espoir de tomber sur quelques formes singulières.


La population est rapidement retrouvée, disséminée dans les herbes hautes. Mais très vite, l’enthousiasme se tempère : les Ophrys apifera observés ne présentent finalement pas de variations marquantes, l’ensemble restant assez homogène. Quelques fleurs montrent encore des pièces florales légèrement incurvées, évoquant des stades de développement plutôt que de véritables formes atypiques.


Plus loin, les prairies livrent encore quelques rencontres : des épipactis cachés dans les hautes herbes, et de sublimes épis de Dactylorhiza praetermissa émergent sous les ombelles des œnanthes.


Anacamptys pyramidalis, qu’on appelle parfois orchidée « queue de renard » car son épi évoque à la fois une petite pyramide et une queue animale, foisonne dans les prairies denses du site. Certains sujets se distinguent par des teintes très claires, d’un rose d’une grande délicatesse, presqu’une suggestion, sans être totalement hypochromes. D’autres, au contraire, s’ancrent dans des tonalités plus vives. D’une fleur à l’autre, la nuance dessine une personnalité singulière, comme si chaque individu réinventait sa propre expression.


Enfin, Pierre attire notre attention sur Equisetum palustre en apportant une clé d’identification fine de l’espèce.

Épilogue

La journée s’achève comme elle avait commencé : dans la bonne humeur.


Nous repartons les yeux encore pleins des images d’un site remarquable, d’une grande richesse écologique, où se succèdent prairies humides, zones dunaires et mosaïque de milieux littoraux. Cette diversité a offert, tout au long de la prospection, une belle variété de découvertes botaniques.


Au terme de cette exploration, une image demeure : celle d’un paysage entier composé comme une toile impressionniste. Une palette dominée par les violets des orchidées, adoucie par des roses plus soutenus et réveillée ici ou là par quelques touches de jaune. En arrière-plan parfois, le bleu mystique des champs de luzernes répondait au jaune d’or des graminées dont l’ondulation au vent faisait vibrer l’ensemble, en une danse presque hypnotique.


Un tableau vivant, changeant avec la lumière, où la nature semblait avoir pris le pinceau.

En écho aux paysages traversés au fil de cette sortie. Claude Monet, La Prairie fleurie (1885)

Remerciement

Je tiens à remercier tous les participants, de m’avoir fait confiance pour cette sortie et d’avoir accepté de venir découvrir ce magnifique site costarmoricain.


Un grand merci à Philippe Burnel pour les superbes photographies des trésors végétaux du Tertre Corlieu qui illustrent ce bulletin.


Merci également à Rolland, Guénaël, Chantal, Philippe, Gérard et Pierre pour leur bonne humeur, la richesse de leurs observations et la générosité des échanges autour des orchidées, de la flore et, plus largement, du regard naturaliste que chacun porte sur ces milieux.


Enfin, un merci tout particulier à Gérard, président de l’AOB, pour le partage de ses précieux carnets de terrain et de ses souvenirs de prospection. Témoins d’une époque où l’on parcourait les stations avec un simple crayon, ils rappellent que la connaissance naturaliste se construit avant tout par l’observation patiente, la transmission… et quelques pages noircies au fil des sorties.

ANNEXES

Une orchidée qui se néglige ?

Pas vraiment ! Ce sont surtout les botanistes qui l’ont longtemps… négligée.


Pendant des décennies, Dactylorhiza praetermissa (ci-contre) a été confondue avec d’autres orchidées des prairies humides, notamment avec des espèces très proches du groupe de Dactylorhiza majalis. Sa grande variabilité de formes et de couleurs, ainsi que ses fréquentes hybridations avec d’autres dactylorhizes, rendaient son identification particulièrement délicate.


Ce n’est qu’au début du XXᵉ siècle qu’elle est finalement décrite comme une espèce distincte. Son nom latin, praetermissa, signifie justement « oubliée », « omise » ou « négligée ». Un nom qui rappelle qu’elle n’avait pas échappé à la nature… mais bien aux botanistes !


Aujourd’hui, l’Orchis négligé est reconnue comme une espèce à part entière, même si sa parenté étroite avec les autres dactylorhizes continue d’alimenter les travaux des spécialistes.

Tâche ou pas tâche ? Telle est la question…

Les Dactylorhiza praetermissa observées au Tertre Corlieu appartiennent à la forme typique Dactylorhiza praetermissa var. praetermissa (photo ci-contre). Elles se reconnaissent notamment à leurs feuilles uniformément vertes, dépourvues de macules, et à un labelle généralement orné de ponctuations plus ou moins fine, rarement assortie de tiretés.


Il existe toutefois une autre forme, D. praetermissa var. junialis, dont les feuilles sont maculées de taches souvent disposées en auréoles et le labelle plus volontiers marqué de tirets ou courtes lignes. Les deux formes occupent les mêmes milieux et peuvent même coexister sur une même station.


Le statut de junialis reste discuté. Pour certains auteurs, il s’agit d’une simple variété de D. praetermissa ; pour d’autres, elle pourrait correspondre à un ancien taxon (Dactylorhiza pardalina) ou résulter d’anciennes hybridations avec d’autres Dactylorhiza, notamment D. majalis ou D. fuchsii. Une preuve supplémentaire que, chez les Dactylorhiza, les frontières sont parfois aussi subtiles… que les taches sur les feuilles !

Epipactis palustris : une orchidée qui tient ses promesses !

La plupart des orchidées européennes bluffent leurs pollinisateurs, elles les attirent sans leur offrir de récompense.


Epipactis palustris fait figure d’exception (zoom sur la fleur en photo ci-contre). Elle produit un véritable nectar, recherché par une grande diversité d’insectes (abeilles, guêpes, syrphes…). Plus étonnant encore, ce nectar est sécrété progressivement sur différentes parties du labelle, prolongeant ainsi l’attractivité de la fleur tout au long de sa floraison.

Le Demi-deuil, ou Échiquier commun

Le Demi-deuil (Melanargia galathea), également appelé Échiquier commun, appartient à la famille des Nymphalidae, sous-famille des Satyrinae. Espèce emblématique des prairies fleuries, il est étroitement lié aux graminées : sa chenille se nourrit notamment de Brachypodium, Bromus, Poa, Phleum, Dactylis ou Festuca. L’adulte, en revanche, butine une grande variété de fleurs, avec une préférence marquée pour les centaurées et les scabieuses. L’espèce ne produit qu’une seule génération par an et les femelles dispersent leurs œufs en vol, les laissant tomber parmi la végétation.

L’Ophioglosse commun, une discrète des prairies humides

L’Ophioglossum vulgatum est une petite fougère caractéristique des prairies humides et bas-marais, souvent discrète car noyée dans la végétation. En France, elle est classée en préoccupation mineure (UICN), mais ses populations sont en déclin lié à la disparition des milieux prairiaux.


L’espèce bénéficie toutefois d’un statut de protection régional en Bretagne, où sa cueillette et sa destruction sont interdites.

Comment reconnaître la prêle des marais ?

La prêle des marais (Equisetum palustre) fait partie d’un groupe de plantes très anciennes et souvent difficiles à différencier entre elles. Elle peut facilement être confondue avec d’autres prêles, notamment la Prêle des champs (Equisetum arvense).


Le critère le plus fiable repose sur la structure des tiges et des organes reproducteurs.


Chez Equisetum palustre, les tiges sont vertes, fines et articulées, portant des rameaux disposés en verticilles réguliers. Contrairement à Equisetum arvense, il n’existe pas de séparation nette entre tiges fertiles et stériles : les tiges fertiles restent chlorophylliennes et ressemblent fortement aux tiges stériles.

(ci-contre, une tige fertile d’Equisetum palustre)

Un autre élément utile concerne les gaines situées aux nœuds, dont les dents sont souvent sombres, parfois noirâtres. Ces gaines sont plus longues que les segments inférieurs des rameaux correspondants.


Equisetum palustre se rencontre principalement dans les milieux très humides comme les marais, fossés, prairies détrempées ou zones de suintement. Enfin, cette espèce est à connaître car elle est toxique pour le bétail, notamment en cas d’ingestion répétée, contrairement à Equisetum arvense qui est globalement non toxique.